Benyamin Nétanyahou a toujours entretenu des relations délicates avec les administrations américaines. James Baker l’avait déclaré un temps persona non grata au département d’Etat. Bill Clinton était ressorti exaspéré par sa suffisance lors de leur première rencontre, en 1996, et n’avait guère eu l’occasion de changer d’avis par la suite. Avec Barack Obama, parvenu au pouvoir peu de temps avant que le chef du Likoud n’y revienne, la mésentente s’était également très vite installée, sous le vernis de plus en plus écaillé des proclamations rituelles d’attachement réciproque